A pleines mains, exposition de photographies

J’expose à la Galerie Fraîch’attitude douze grands formats en noir & blanc. Des photographies que je n’ai jamais eu l’occasion de voir si grandes, si imposantes. Les premières photos publiées sur les mains en cuisine sont dans le livre Cuisines de femmes aux Editions Minerva. J’ai poursuivi ce travail lors de mes voyages à l’étranger en mettant l’accent sur les gestes ancestraux, les infimes mouvements de chaque culture, la sensualité des corps.

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Aujourd’hui, dans le monde mécanisé, la main demeure encore un signe d’humanité. Sa gestuelle, sa précision et sa sensualité me fascinent. Quand je la photographie, j’observe sa danse mesurée dans la transformation des matières et dans la précision de ses actions. Chacun de ses gestes est un langage, celui de ses ancêtres. Le noir et blanc de la photographie en révèle d’ailleurs le côté sacré, répété au-delà des peuples et des cultures. Le close up permet, dans une grande simplicité, de mettre en valeur la puissance de son énergie et de ses élans. En effet, la main est un vrai lieu d’échanges et de communication qui réceptionne nos affects et exprime nos désirs intimes. La main représente le déroulé de notre existence, entre passé et avenir, vécu et destin. Comme Paul Celan, je dirais ainsi qu’il n’y a pas « de différence entre une poignée de main et un poème ».

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Finissage le 19 Novembre à partir de 18h. Exposition du 15 octobre au 28 novembre de 13h à 19h, du mardi au samedi. Elle s’inscrit aussi dans la programmation du : 
Festival international de la photographie culinaireLes journées du livre européen - Les rencontres photographiques du Xe.

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Certains de mes livres sont nominés et primés

Je suis heureuse de constater que certains de mes livres sont reconnus et surtout transmis à leur tour. Le 12 et 13 avril, je suis invitée pour mon livre Une promesse de vin au Salon du Livre et du Vin en l’absence de mon co-auteur Georges Bardawil qui s’est défilé pour des raisons improbables… ou insupportables à mon égard et, je crois également, pour mon éditeur Minerva. Je souhaite fêter cet événement malgré tout ! Pour ce livre, j’ai effectué vingt reportages chez des vignerons remarquables, d’une extrême ouverture, créativité et savoir-faire. Je remercie tous ceux qui m’ont offert leur liquide sacré ces derniers temps, je l’apprécie dignement ! Je déguste particulièrement le vin de Sylvain Fadat pour le domaine d’Aupilhac 2005 aujourd’hui ! J’ai découvert à nouveau les champagnes de chez Anselme Sélosse que je n’avais plus dégustés depuis un an ; quel plaisir renouvelé ! Je vais laisser vieillir (si je peux) quelques bouteilles également d’André Ostertag qui me laissent un sacré souvenir de ravissement gustatif.

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Le livre paru aux Editions de l’Epure, Cinq produits, cinq continents, a été aussi nominé aux « World Cook Book Awards » pour le 13 avril. C’est un livre que nous avons réalisé avec Colette Geneste, professeur de Marketing et de Communication, ses élèves et moi dans un cadre d’un atelier de l’école hôtelière « Guillaume Thirel ». Nous avons innové cet atelier (il y a cinq ans) après de longues expériences culinaires et administratives. Je suis ravie que ce livre soit nominé car il n’existe aucun livre d’école hôtelière de ce type réalisé par des élèves volontaires et motivés. D’ailleurs, ce soir, je reviens d’un atelier avec eux et Thierry Marx. C’était un moment très instructif et inspirant pour ces jeunes qui se sont confrontés à leurs techniques culinaires et leurs structures scolaires ! J’ai remarqué que nous parlions le même langage avec Thierry Marx sur les désirs et les perceptions culinaires.

Le livre Cuisines de femmes, traduit et vendu en Italie sous le titre : Venti donne centro ricette dal mondo aux Editions Ippocampo, a été primé en octobre 2006 à Florence. J’ai été invitée avec Cécile Maslakian comme une reine – le mot est exact ! (voir photo).

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Quand je pense qu’au même moment où j’écris ce billet, la version française est soldée et pilonnée depuis l’année dernière !! Ce dernier aurait peut-être fini par trouver son public et traverser les années pour devenir une référence de fonds… Mais la loi du marché du livre est rude n’est-ce pas ?