Histoires de lait, Sénégal

En ce début d’année, le CNIEL / Milk Factory m’envoie dans le monde pour me pencher sur la culture des laits du monde en vue d’une exposition photographique au mois de mai 2010 pendant le colloque de l’OCHA : « Parler des « Cultures des Laits du Monde », c’est évoquer à la fois la quasi universalité du lait et sa fabuleuse diversité : diversité des espèces laitières, diversité des systèmes d’élevage et des territoires dans lesquels ils se développent, diversité des produits issus du lait, de leurs représentations et de leurs usages ».

Mon premier pays est le Sénégal. Je suis à Dakar et dans sa région pour trouver les modes, les traitements et l’utilisation du lait en Afrique noire. En 2002, j’avais réalisé le livre « Sénégal, la cuisine de ma mère » (Edition Minerva) avec la famille de Youssou N’Dour à Dakar. Elle m’avait fait connaître cette ville dans tous ses recoins et ses uses et coutumes culinaires. J’y retrouve ces plaisirs des odeurs ambiantes, des effluves de cuisines de rues, des bruits incessants des milliers de voitures, des marchés pleins à craquer de tissus, de fruits et légumes, de poissons et de viandes étalés à l’infini.

Le lait est mon centre d’intérêt aujourd’hui.

Lait 1

Cumba Diop, journaliste, collabore avec moi, recherche et me guide à la rencontre des diversités laitières (marchés, usines, monastère, transformations du lait, etc). Nous avons été jeudi dans un village Peul pour découvrir le quotidien de la traite des vaches et des chèvres. Avant tout, dès notre arrivée, ils nous ont invité à boire un ataya (thé traditionnel) dans leur maison avec une grande humilité. La mère de Cumba avait discuté très longtemps auparavant pour que je puisse les photographier pendant la traite des animaux. Les africains ont une vraie peur de l’image contrairement aux autres populations comme en Inde. Ils se laissent photographier s’ils sont en confiance, s’ils sentent que leur image ne peut être utilisée n’importe comment. Une conversation peut s’installer si les regards s’échangent, si le langage des différences s’organise sur un mode sans jugement, sans à priori. La photographie peut alors s’intégrer comme une expérience.

Sénégal février 2010

« La notion de conversation invite à faire du langage un paysage, à transmuer, le monde des idées que John Cage critique en une filmographie réinventée, en une bande sans fin qui nomadise la pensée. C’est un nouveau dire qui se crée ». Carmen Pardo Salgado, Approche de John Cage, L’écoute oblique.

Samedi, j’ai passé plusieurs heures dans les marchés dakarois à la recherche de marchands traditionnels de lait caillé. Ils sont beaucoup moins nombreux maintenant vu l’essor du lait en brik produit par les fabriques industrielles à base de lait en poudre.

Evolution oblige …

Fin de l’agence photographique l’Oeil public

La décision de fermer l’agence l’Oeil public pose une réelle question sur l’avenir de la photographie de reportage et d’illustration. Quels sont les nouveaux modèles économiques pour les années à venir, tel est l’enjeu de notre réflexion incontournable en tant que photographes. Nous sommes obligés de nous confronter aux nouveaux médias, les analyser et proposer de nouvelles réponses. L’Oeil public déclare sur leur site : « La crise mondiale de la presse ne permet plus à ses photographes de continuer à produire des histoires. Les pratiques du photo-journalisme sont à repenser. Aujourd’hui, l’Oeil public n’est plus adapté. L’Oeil public ferme les yeux pour permettre à ses photographes de les garder ouverts ».

En 2010, avons-nous encore besoin de (nous) raconter des histoires ?


Bouche Rozenbaum© isabelle rozenbaum

Podingue : les trois recettes de Zénon

Je commence cette nouvelle année par un échange : je propose un texte illustré d’Hélène Clemente et le mien sera sur son blog Pendant le week end dans la rubrique des vases communicants.

Podingue© Ville de Dunkerque

«  Il était sorti de la ville au point du jour pour se rendre à l’orée des dunes, emportant avec lui une loupe qu’il avait fait construire sur ses spécifications par un lunetier de Bruges ».

J’en mange littéralement les mots.
1 litre de lait, 350 g de pain rassis, 4 œufs, 200 g de sucre, 2 sachets de sucre vanillé, 100 g de raisins secs, un verre de rhum.

« Vers midi, il s’endormit couché à plat ventre dans un creux du sable… »

Je n’en fais pourtant pas recette,
Faire gonfler les raisins secs la veille dans le rhum. Emietter le pain rassis dans le lait sucré. Laisser tremper au moins 4 heures. Écraser ce mélange à la pointe d’une fourchette jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

« En moins d’un instant, avant même que sa vision pût se formuler en pensée, il reconnut que ce qu’il voyait n’était autre que son œil reflété et grossi par la loupe… »

de cette mémoire des mets que l’on sert aux enfants,
Ajouter délicatement les œufs, le rhum, les raisins et la cannelle…

« Un projet plus hardi l’occupa quelque temps, celui d’un Liber Singularis, où il eût minutieusement consigné tout ce qu’il savait d’un homme, qui était soi-même… »

vive comme une veillée de Carême.
Beurrer un plat et y verser la pâte.

« Du monde des idées, il rentrait dans le monde plus opaque de la substance contenue et délimitée par la forme ».

Regardez-les s’approcher, fantômes surgissant du passé,
Préchauffer le four 10 minutes à 150° maximum, enfournez le plat et laissez cuire au moins 1 heure.

« Savez-vous que Sigismond Fuggers, mon parent de Cologne, a été, dit-on mortellement blessé dans une bataille au pays des Incas ? Cet homme, dit-on, avait cent captives, cents corps de cuivre rouge avec diverses incrustations de corail et des cheveux huilés qui sentaient les épices. »

portés, déportés de la Route des Épices…
Le gâteau est cuit lorsque la lame d’un couteau pointu et planté ressort bien sèche.

Le podingue ne se démoule pas.

Les extraits de la vie de Zénon
L’ensemble des citations entre parenthèses est extrait du roman de Marguerite Yourcenar, L’Oeuvre au Noir, Paris, Gallimard, 1968, coll. NRF.

pendantleweekend

Hélène Clemente et Pierre Cohen-Hadria co-animent le blog pendantleweekend.net,  en complément de leurs pratiques professionnelles respectives : elle a récemment rejoint l’équipe de la librairie indépendante “Dialogues” en charge du développement de projets numériques (après avoir été chargée de mission au Syndicat de la librairie française, diffuseur d’éditeurs d’art contemporain, photographie et d’architecture, et développe enfin un goût singulier pour le livre objet ou livre d’artiste); il est sociologue (indépendant) du champ des publics de la culture et des pratiques culturelles (notamment, la lecture, la visite des musées et de divers autres lieux de divulgation du savoir, ainsi que les différents usages du numérique).

Ensemble, ils créent en 2007 mélico, le site dédié à la mémoire de la librairie contemporaine.

Conçu à l’origine  pour diffuser les carnets de terrain des rédacteurs de mélico, le blog pendantleweekend est sorti de son lit pour glisser doucement vers la fiction. Certains y voient un chantier à ciel ouvert, quand il porte son observation du côté de l’histoire des techniques « vue par »; d’autres y trouvent des comptes rendus méthodologiques de travaux en cours ou des billets d’humeur, des analyses de lecture, ou d’autres plaisirs (comme le cinéma, la radio ou la photographie) ; enfin ce blog collaboratif est ouvert aux auteurs, artistes et autres personnes de tous horizons qui désireraient, par cette entrée, exposer des points de vue numériques personnels, multi ou monomédias.

Les vases communicants 1er janvier 2010
Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire

chez :

tiers-livre : http://www.tierslivre.net

Marc Pautrel : http://blog.marcpautrel.com

petite racine : http://petiteracine.over-blog.com

Abadôn : http://abadon.fr

enfantissage : http://enfantissages.free.fr

tentatives : http://tentatives.eklablog.fr

Elle c dit : http://elle-c-dit.blogspot.com

fut il ou versa-t-il : http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com

c’était demain : http://cetaitdemain.over-blog.net

Anna de Sandre : http://annadesandre.wordpress.com

terres : http://www.face-ecran.fr/terres

Arnaud Maïsetti : http://arnaudmaisetti.net/

spip
luc : http://www.luclamy.net/blog

Frédrique Martin : http://www.frederiquemartin.fr/category/mon-carnet

Jean Prod’hom : http://www.lesmarges.net

Pierre Ménard : http://www.liminaire.fr

Hélène Clemente : http://www.pendantleweekend.net

Isabelle Rozenbaum : http://www.oreille-culinaire.fr

les beautés de Montréal : http://lesbeautesdemontreal.wordpress.com

l’oeil ne se voit pas lui-même : http://rvjeanney.wordpress.com

futiles et graves : http://futilesetgraves.blogspot.com

paumée : http://brigetoun.blogspot.com

Exposition à la Librairie Mollat, photographies

Une quinzaine de photographies sont exposées à partir du 15 décembre 2009 jusqu’en janvier 2010 à la Librairie Mollat, Bordeaux.

Mollat 1

Mollat 2

http://www.mollat.com, 15, rue Vital-Carles, Bordeaux

Aujourd’hui, dans le monde mécanisé, la main demeure encore un signe d’humanité. Sa gestuelle, sa précision et sa sensualité me fascinent. Quand je la photographie, j’observe sa danse mesurée dans la transformation des matières et dans la précision de ses actions. Chacun de ses gestes est un langage, celui de ses ancêtres. Le noir et blanc de la photographie en révèle d’ailleurs le côté sacré, répété au-delà des peuples et des cultures. Le close-up permet, dans une grande simplicité, de mettre en valeur la puissance de son énergie et de ses élans. En effet, la main est un vrai lieu d’échanges et de communication qui réceptionne nos affects et exprime nos désirs intimes. La main représente le déroulé de notre existence, entre passé et avenir, vécu et destin. Comme Paul Celan, je dirais ainsi qu’il n’y a pas « de différence entre une poignée de main et un poème ».

Isabelle Rozenbaum

Ce soir, apéritif dînatoire pour fêter le concours photographique « Gâteau d’enfance »

Pour fêter la fin du concours de photographie culinaire, Dorian, Pascale et moi-même organisons un apéritif dinatoire le 21 décembre, ce soir, à 19 h, à mon atelier à Paris, 29 rue des Panoyaux, entresol, code 49A68, Paris 20e, métro Ménilmontant.
Tous les participants sont conviés mais pas seulement. Si vous souhaitez nous rencontrer, vous êtes les bienvenus.
Nous en profiterons pour remettre les prix. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, nous enverrons les prix par la poste.
Au plaisir de vous rencontrer ce soir que vous ayez participé ou non.

Signature du livre « Inde » à la librairie Mollat, Bordeaux

Beena, Padma et moi-même ferons une signature de Inde (Editions Minerva) à la librairie Mollat à Bordeaux. Nous vous attendons le mercredi 16 décembre de 16h à 19h30 pour vous présenter notre livre et grignoter quelques spécialités indiennes. En outre, j’exposerai une dizaine de photographies grands formats dans la librairie. Le noir & blanc de celles-ci révèleront le côté sacré des peuples et des cultures.

Issue d’une famille qui pratique le commerce des épices depuis des générations, Beena a appris la cuisine avec sa mère Padmavathi qui l’a apprise elle-même avec sa propre mère. C’est donc une cuisine de l’amour et de la transmission familiale. En effet, la grand-mère de Beena a eu une influence importante sur toutes les femmes de la famille en matière de savoir-faire et d’authenticité culinaire. Son avis était que « cela ne coûte pas plus cher si c’est bon ! ».
Ce livre illustre donc l’idée que pour réussir une cuisine savoureuse, il faut rester simple ! Le secret de ces recettes tient aussi au fait que Padmavathi a réinventé les plats pour les rendre plus accessibles à réaliser : venue dans les années 70 s’installer en France, il était alors difficile de trouver les ingrédients adéquats pour faire de la cuisine indienne. Cette prise en compte de la situation, l’esprit de débrouillardise, l’envie de retrouver le goût de l’Inde, le plaisir de partager cette cuisine avec des Français mais aussi les Indiens de France, ont permis d’obtenir ces recettes gourmandes.

Inde 09

http://www.mollat.com, 15, rue Vital-Carles, Bordeaux

Interview et vidéo d’Olivier du site OBIWI à découvrir

Inde

© Isabelle Rozenbaum

Résultat du concours photos « Gâteaux d’enfance »

Dorian, Pascale et moi-même avons choisi quatre photographies pour le concours photographique « Gâteaux d’enfance ». Le diaporama des quarante participant(e)s propose tous les gâteaux (40). La gagnante est Sophie. Le deuxième prix est attribué à Dominique. Le troisième est donné à Carine, le quatrième à Julia. Nous remercions tous les participants pour leurs choix pertinents et bien réalisés. Les prix seront remis en mains propres le 21 décembre vers 19h dans mon atelier à Paris XXe autour d’un apéritif dinatoire.  Tous les participant(e)s au prix sont invités. Les prix seront :

- 1er prix : un atelier photographique culinaire chez moi en 2010 ;
- 2nd prix : trois ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes) ;
- 3e prix : trois livres de cuisine : Inde, Slunch et Apéritif dinatoire ;
- 4e prix : un presse-purée en inox, deux livres de cuisine Slunch et Muffins.

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Merci à Caroline, Camille, Anouk, Nathalie, Claire, Sandra, Stéphanie, Karine, Aurélie, Birgit, Murielle et Stanislas, Alice, Shari, Claire, Khala, Elodie, Zabelle, Carine, Nancy, Christelle, Ingrid, Aude, Cécile, Mériem, Laetitia, Steeve, Marie, Nicolas, Fidji, Gwen, Elga, Catherine, Julia, Rouaia, Mélody. Charline, Marie.

Ces informations sont en ligne sur les sites de Dorian et de Pascale.

A pleines mains, exposition de photographies

J’expose à la Galerie Fraîch’attitude douze grands formats en noir & blanc. Des photographies que je n’ai jamais eu l’occasion de voir si grandes, si imposantes. Les premières photos publiées sur les mains en cuisine sont dans le livre Cuisines de femmes aux Editions Minerva. J’ai poursuivi ce travail lors de mes voyages à l’étranger en mettant l’accent sur les gestes ancestraux, les infimes mouvements de chaque culture, la sensualité des corps.

expo Rozenbaum 09

Aujourd’hui, dans le monde mécanisé, la main demeure encore un signe d’humanité. Sa gestuelle, sa précision et sa sensualité me fascinent. Quand je la photographie, j’observe sa danse mesurée dans la transformation des matières et dans la précision de ses actions. Chacun de ses gestes est un langage, celui de ses ancêtres. Le noir et blanc de la photographie en révèle d’ailleurs le côté sacré, répété au-delà des peuples et des cultures. Le close up permet, dans une grande simplicité, de mettre en valeur la puissance de son énergie et de ses élans. En effet, la main est un vrai lieu d’échanges et de communication qui réceptionne nos affects et exprime nos désirs intimes. La main représente le déroulé de notre existence, entre passé et avenir, vécu et destin. Comme Paul Celan, je dirais ainsi qu’il n’y a pas « de différence entre une poignée de main et un poème ».

à pleines mains 2 Rozenbaum

Finissage le 19 Novembre à partir de 18h. Exposition du 15 octobre au 28 novembre de 13h à 19h, du mardi au samedi. Elle s’inscrit aussi dans la programmation du : 
Festival international de la photographie culinaireLes journées du livre européen - Les rencontres photographiques du Xe.

Mali.Rozenbaum

Ils parlent du livre « Inde »

Ce matin dans Libé, Jacky Durand a écrit une pleine page (p. 20) sur le livre. Curry de bon coeur, dit-il ! Pas de grande déclaration dans ces lignes de l’article Foodingues. Une pleine page quand même…  et une belle photographie ;-)

En revanche, Pascale Weeks sur son blog avoue que « Inde » est devenu son livre de chevet. Rendez-vous ce soir à la librairie La Cocotte, 5 rue Paul-Bert, 75011 Paris, pour la signature. Beena apportera quelques gourmandises et moi du vin.

Inde, Libé

Signature du livre « Inde »

Beena et sa mère, Padmavathi ont conçu ce livre dont elles sont les auteurs avec Isabelle Rozenbaum, photographe depuis 25 ans.

J’ai réalisé des reportages culinaires et d’art de vivre un peu partout dans le monde et j’ai publié de nombreux ouvrages. Il s’agit d’un reportage dans le Sud de l’Inde, au cœur du Kerala, dans la ville de Kannur. J’ai vécu un mois dans la famille hindouiste des Paradin alors que leur fille, Beena, se mariait avec un Français en janvier 2008. L’ouvrage est illustré de plus de 250 photos sur  la tradition culinaire indienne. Nous y découvrons cette gastronomie pleine de senteurs mais aussi des paysages d’autres villes telles Tanjar, Cochin, Pondichery et Maduraï, les plantations de thé de Munnar et des photographies plus intimistes de regards, de gestes, de fous-rires échangés à travers les couleurs chaleureuses de l’Inde.

siganture Inde

Beena et Padmavathi ont ainsi préparé, dans la cuisine de leur maison familiale, plus d’une cinquantaine de recettes traditionnelles : des salades, des soupes, les fameux pains indiens, des viandes et des poissons. Toutes ces recettes proposent des plats copieux, parfumés, originaux mais surtout faciles à préparer.
Ce livre illustre l’idée que pour réussir une cuisine savoureuse, il faut rester simple ! Le secret de ces recettes tient aussi au fait que Padmavathi a réinventé les plats pour les rendre plus accessibles à réaliser : venue dans les années 70 s’installer en France, il était alors difficile de trouver les ingrédients adéquats pour faire de la cuisine indienne. Cette prise en compte de la situation, l’esprit de débrouillardise, l’envie de retrouver le goût de l’Inde, le plaisir de partager cette cuisine avec des Français mais aussi les Indiens de France, ont permis d’obtenir ces recettes gourmandes et commodes à préparer.

•    Inde, Paris, Minerva, 2009, collection « Cuisine intime et gourmande ».
•    Le blog de Beena Paradin : http://tumefileraslarecette.com
•   Deux vidéos pendant le reportage en Inde sur mon site : http://www.rozenbaum.com/jour/videos-pro-isabelle-rozenbaum.php

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le livre sera en librairie le 1er octobre.