Mon gefilte fish

Aujourd’hui, dimanche, avec Linda, Domenico et Ian, des amis, nous avons concrétisé l’envie soudaine de faire une recette qui nous tenait à coeur : le gefilte fish (carpe farcie). Il faut dire que c’est une recette ashkénaze qui est cuisinée pour les fêtes de la Pâque juive, Pessah. J’ai des souvenirs d’enfance, ce goût très particulier de la carpe farcie, un peu fort pour un palais non-initié. Aujourd’hui, la carpe est difficile a trouver mais pendant les fêtes, certains poissonniers en vendent. Elle est souvent remplacée alors par du colin ou du brochet. Je me souviens des tablées familiales annuelles où le gefilte fish régnait sur la table teintée d’ambiance yiddish. Le gefilte fish n’est pas encore ma madeleine de Proust !

Je me suis arrêtée devant ces bijoux étranges et solitaires que sont les yeux du colin (nous devons les enlever pour le bouillon).

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Recette pour 6 personnes :
Acheter une carpe ou/et un colin de 1,5 kg. Tirer les filets sans la peau. Garder la tête les arêtes et la peau. Bien nettoyer les arêtes, la tête et la peau pour enlever le sang qui gâcherait le bouillon.
Dans un premier temps, faire le bouillon (fumet) qui servira à faire cuire les boulettes : mettre les arêtes, la tête et les peaux dans une grande casserole. Ajouter : 1 gros oignon, 1 poireau, une branche de céleri, 4 grosses carottes, sel, poivre et 4 morceaux de sucre.
Couvrir d’eau, faire cuire à feu moyen. Quand les carottes sont cuites retirer du feu. Enlever les carottes et les réserver elles serviront plus tard. Jeter les arêtes, la tête etc et passer le bouillon au tamis pour enlever les matières en suspension.
Remettre le bouillon sur le feu et laisser frémir.
Préparation des boulettes :
Avec les filets de poisson, préparer les boulettes. Vous pouvez aussi ajouter un poisson de rivière ( colin, tanche, brème, brochet, sandre ou même du saumon comme cela se fait sur la côte Ouest de E.U.).
Il vous faut aussi : 2 gros oignons que vous émincez et blanchissez à la poêle , 4 oeufs, chapelure, sel, poivre, sucre en poudre. Dans un grand bol, mettre la chair du poisson que vous avez haché à la main ou au hachoir électrique (pas au mixer), les oignons émincés fins ou bien passés au hachoir (pas au mixer), les 4 œufs entiers, le sel, le poivre et le sucre selon votre goût, à peu près 1 ou 2 cuillères à soupe de sucre en poudre.
Mélanger tout ça à la fourchette puis à la main comme si c’était du pain ou un gâteau. Quand le mélange est bien homogène et bien épaissi, à ce moment, ajouter la chapelure (ou la farine de pain azyme pendant Pessah) pour finir d’épaissir.
Tout l’art consiste à mettre le moins possible de chapelure pour avoir des boulettes bien tendres.
Et quand vous avez un mélange suffisamment consistant, faire vos boulettes mais elles doivent être bien molles mais se tenir quand même.
Chaque boulette doit faire entre 150 et 200 g.
A l’aide d’une écumoire, poser délicatement vos boulettes dans le bouillon frémissant et cuire 15 ou 20 minutes. Enlever les boulettes et les mettre à refroidir sur une assiette.
Continuer à faire bouillir le bouillon pour le faire réduire de moitié.
Mettre tout au frigo, le bouillon à part.
Votre bouillon vous donnera une magnifique gelée.
Pour servir :
Sortir les boulettes du frigo 1 heure avant, et au dernier moment garnir votre boulette avec quelques rondelles des carottes du bouillon et par-dessus une bonne cuillère du bouillon qui sort du frigo et qui a pris en gelée.
Servir accompagné de raifort rouge.

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Articles du livre « Thaïlande, la cuisine de ma mère »

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Je viens de recevoir trois articles écrit au mois d’octobre à la sortie du livre de la cuisine de ma mère en Thaïlande du Nord aux éditions Minerva. Evidement, je ne puis traduire ! mais j’aime ces pages qui me font rêver. La famille Tiaree semble assez heureuse de leur livre. D’ailleurs j’ai passé toute la journée de samedi avec une amie chère à préparer un repas pour nos amis en commun avec une envie folle de nous faire plaisir. Nous avons choisi trois recettes dont j’avais un très bon souvenir gustatif. La première était la salade de fruits de mer aux noix de cajou page 77. Un choc ! c’était aussi bon que là bas !!! avec la même émotion malgré les conditions différentes. C’est très étonnant car d’habitude, nous ne retrouvons plus le goût connu, nous sommes souvent à la recherche d’une sensation crue perdue… La deuxième était la salade de porc à la menthe page 96. Par contre, je n’ai pas trouvé la même saveur car je crois que nous l’avons présentée trop chaude en fait. L’idéal aurait été de la servir tiède voir froide d’après mes souvenirs. La troisième recette était le porc bouilli au sucre de palme page 106. Ma recette favorite du livre. Je l’ai faite trois fois depuis que je suis revenue de Thaïlande. Cette fois ci était la meilleure car j’ai trouvé à Belleville de la pâte de sucre de palme alors que je n’avais trouvé que des galets de sucre de palme qui sont plus durs à quantifier. Une recette à découvrir vraiment. Je vous invite à vous lancer vers un ailleurs culinaire accessible et possible à exécuter pour des novices comme moi !

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