Les natures mortes sont mortes, photographies

La photographie culinaire de studio est à bout de souffle : mon désir pour elle, aussi. Elle est devenue polie, consensuelle. Elle est censée montrer du rêve mais, de nos jours, elle est vidée de sens : elle est aseptisée et impersonnelle, elle ne représente qu’un « cliché ».
Il y a quelques semaines, en réalisant des photographies de studio pour un livre, celles-ci pointaient une fois encore mes doutes de photographe concernant ce genre que j’ai exercé pendant des années.

©isabelle rozenbaum 2010-1
La plupart des livres et magazines culinaires français se bornent à présenter une recette écrite, illustrée de la photo du plat, juste avant de le déguster dans une assiette servie, avec des couverts, une serviette de table et un verre de vin. Le même rituel se rejoue avec les mêmes styles de décors, les mêmes compositions, les mêmes mises en place qui se répètent, monotones, monocordes, uniformes. Les photographies se ressemblent toutes, la démarche photographique de cuisine étant standardisée.
Aujourd’hui, je ne veux plus valider cette vision photographique. Elle est devenue désincarnée et s’est décontextualisée au fil du temps. Evidemment je le sais depuis des années, mais, périodiquement, je l’expérimente à nouveau sans trouver de nouveau souffle. En fait, j’ai sans doute du mal à la quitter définitivement.

©Isabelle Rozenbaum 2010-2
Je réagis pour ne pas tomber dans l’usure, dans le non-sens, lassée par une demande trop conventionnelle et usitée.
Depuis 2002, j’ai expérimenté une approche photographique sous forme de reportage. Elle me semble plus libre et exigeante, davantage centrée sur l’humain, l’échange, les us et coutumes que ce soit en France ou à l’étranger. Cette approche m’amène à être directement dans les cuisines, à être plus présente et mieux scruter les gestes, les personnes à l’œuvre, comme de partager des moments pleins de vie.

©Isabelle Rozenbaum 2010-3
Je peux ainsi chercher la matière, le chaud, le froid, le goût, la sensualité des corps, les émotions et surtout l’authenticité des rapports humains. Je peux également mieux mettre en lumière les personnes qui œuvrent dans leur quotidien, dans leur environnement, celles qui transforment leur façon de vivre et qui remettent en question ce monde de consommation abusif tout comme celles qui transmettent leurs savoir-faire et leurs réflexions dans la chaîne du goût.

©isabelle Rozenbaum 2010-4
Depuis que j’ai adopté cette nouvelle approche par le reportage, j’ai travaillé avec des vignerons, des cuisiniers, des grands chefs, des fromagers, des boulangers, des agriculteurs, des producteurs de lait, des éleveurs de brebis ou de vaches, etc. La plupart d’entre eux doit généralement se positionner – ou se rebeller – contre des législations fondées sur le rendement intensif au dépend de la qualité des produits. C’est un défi vital, car nos modes de vie se doivent de changer : nous ne pouvons plus être aveugles et ignorants, à moins de vouloir courir à notre perte définitive.

©isabelle Rozenbaum 2010-5
Mes dernières photos de studio, dites « Natures mortes », que je présente dans ce billet affirment donc une fin de cycle dérisoire mais annoncent un besoin réel de changement de représentation, et là aussi, c’est un défi vital.

Billet publié en doublé sur le site pendantleweekend

photographies : © Isabelle Rozenbaum

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Savez-vous faire cuire un oeuf ?

Michel Guérard et Julie Andrieu nous proposent un ouvrage culinaire très intéressant aux Editions Agnès Viénot : Comment briller aux fourneaux sans savoir faire cuire un oeuf. Leurs défis sont de transmettre l’expérience d’un grand-chef aux personnes qui savent à peine cuisiner ! Jean-Blaise Hall et moi-même avons réalisé les reportages photographiques qui étaient à l’origine produits et publiés en épisodes par Version Fémina. La newsletter de la Librairie gourmande en parle et propose un interview de Julie  et Michel en neuf questions. Je vous ai choisie celle-ci en avant-goût :

Si vous deviez vous représenter par une saveur, vous choisiriez laquelle ?
Michel Guérard : Mon premier métier de pâtissier me conduirait à vous parler de la douceur voluptueuse du sucré mais la cuisine est, quelque part, un métier de compositeur comme je le disais précédemment, au même titre que peintre ou musicien et la complexité aromatique espérée par le cuisinier de son plat ne peut se réaliser que dans un jeu de notes aromatiques issues de toutes les saveurs tenues à sa disposition… Le fin du fin étant de n’en rien laisser paraître, de proposer un mets fait de goût et d’équilibre, qui n’évoque jamais l’effort et semble couler de source, un mets qui résonne comme une petite chanson qui tombe juste et dont on a envie, à tout instant, de fredonner le refrain.
Julie Andrieu : La fleur d’oranger qui apaise, soigne, parfume, se mange et se boit. Avec du chocolat, c’est une merveille !

Andrieu Guerard

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Elaboration et montage de l’exposition « Rêves de lait », photographies et vidéos

Tout au long de la préparation de l’exposition « Rêves de lait » pour la Milk Factory hors les murs, j’ai fait des photos d’étapes différentes, de la réflexion, à l’élaboration jusqu’au montage de l’exposition. De ces voyages (Tunisie, Sénégal et Inde avec Beena Paradin), j’ai dû faire une sélection drastique de mes photographies et vidéos.  Faire le tri est une étape cruciale ! J’ai imprimé en format timbre-poste toutes celles qui me paraissaient très importantes et fait un story-board afin d’imaginer quatre projections et les tirages installés dans le lieu.

Rêves de lait 6

J’ai eu l’envie de proposer un voyage rêvé, réel ou irréel… Des responsables techniques m’ont aidé pour régler les projections, penser la scénographie et la lumière. Juan Clemente est intervenu pour l’illustration sonore afin de colorer mes sons d’origines tout comme Caroline Hoctan sur le texte. Les photos ci-joint illustrent la progression de ces moments.

Story-board, Rêves de lait

rêves de lait 9

Rêves de lait 3

Rêves de lait 4

Je vous invite donc à découvrir « Rêves de lait » à la galerie Déborah Zafman, Milk Factory hors les murs, 3/5 passage des Gravilliers, Paris 3e (accès 10, rue Chapon).

Exposition du 12 mai au 28 juillet 2010, du mardi au samedi, de 13h à 19h.

© isabelle Rozenbaum, 2010

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Histoires de lait (4), photographies et vidéos

Je suis partie en février et mars 2010 au Sénégal, en Tunisie et en Inde pour travailler sur les cultures du lait pour la Milk Factory en vue du colloque de l’OCHA et d’une exposition. Cette dernière se concrétise maintenant puisqu’elle ouvrira ses portes lors du vernissage, le 11 mai à partir de 18h. Cinq cents photos ainsi qu’une vidéo seront projetées sur quatre écrans pour cette exposition. Une sélection pointue des images présentera ainsi la traite de brebis, de bufflonnes, de vaches et de chèvres dans ces trois pays pour faire ressentir la sensation pure du lait à travers rêve et réalité qui se confrontent…

lait 1 Rozenbaum

Extrait de mon entretien avec C. Diop publié dans le Milk Factory, n° 2 :

Vos photos célèbrent souvent la gestuelle des mains. Ce ballet omniscient des mains autour du lait a dû certainement vous combler d’un point de vue artistique ? Véhicule-t-il une symbolique universelle ?
La main me fascine car elle demeure encore un signe d’humanité. Sa gestuelle, sa précision et sa sensualité m’envoûtent. Je pourrais regarder des heures le langage rituel des mains, l’alchimie des matières qu’elle malaxe et transforme devant moi. Le close-up permet, dans une grande simplicité, de mettre en valeur la puissance de son énergie et de ses élans. En effet, la main est un vrai lieu d’échanges et de communication qui réceptionne nos affects et exprime nos désirs intimes. Concernant mon travail sur le lait, la main intervient principalement à la traite du bétail à la distribution du lait et à la conception des gâteaux. D’ailleurs, j’ai vécu un moment délicieux à Dwarka en Inde, dans une famille d’éleveurs de buffles. Ils m’avaient invité à boire le chai. La grand-mère s’est installée sur le sol avec une dizaine de récipients. Certains étaient vides, certains étaient pleins. J’ai essayé de suivre sa logique d’organisation. Apparemment, elle préparait la vente de lait à des particuliers. Elle diluait certains contenants puis reversait le lait plusieurs fois, rediluait et recommençait. C’était une danse gestuelle très structurée mais incompréhensible pour moi, occidentale. J’ai assisté à la traite à quatre mains d’une vache : un homme et une femme se partageaient en cadence ses mamelles généreuses très charnelles ! Le lait qui coulait dans le seau, les éclaboussures sur les mains me poussaient à me rapprocher, à prendre des gros plans des mains d’une grâce infinie.

Exposition du 11 mai au 28 juillet 2010.

Milk Factory hors les murs, Galerie Déborah Zafman, 3/5 passage des Gravilliers, Paris 3e (accès 10, rue Chapon)

Rozenbaum Revedelait

Texte de Caroline HOCTAN // Illustration sonore de Juan CLEMENTE

© Isabelle Rozenbaum, 2010

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Blik nous fait chanter

Blik veut dire « regard » en yiddish. Blik propose un regard neuf sur les chants yiddish et russes, un regard contemporain. Blik, c’est : Noémi Waysfeld au chant, Antoine à la contrebasse, Thierry à l’accordéon et Florent aux cordes. Tous les quatre, ils nous offrent en concert des moments de purs bonheurs. Ils se sont produits au Musée d’art juif lors du festival de musique sacrée le 12 avril. Je n’ai pas manqué cette soirée. Leur répertoire était d’une très grande douceur et vif à la fois. Pour la première fois, j’en ai presque oublié de faire quelques photos. Vous pouvez entendre quelques morceaux sur leur site et regarder leurs nouvelles dates de concert.

Blik

Ils seront le 1er mai à 21h, aux 3 Arts, 21 rue des Rigoles 75020, Paris. J’y serai. Certains de leurs chants me plongent dans un état d’enfant qui aurait aimé être bercé par une voix comme celle-ci. Les rôles s’inversent parfois. Je suis bercée par la musique que joue mon fils Antoine. Dire que je chante faux. Il me le rend bien. Les leurs, sont tout en profondeur, en subtilité et talent. Rien ne vaut la rébellion !

Blik Antoine

Antoine vient de lancer le site des musiciens. Il y travaillait avec Antonin depuis plus d’un an.

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Histoires de lait, Inde

Je suis en Inde depuis presque quinze jours pour la troisième partie de mon travail photographique sur la diversité des laits du monde pour le CNIEL. J’ai demandé à Beena Paradin, avec qui j’ai collaboré pour le livre Inde, intime et gourmande (Editions Minerva, 2009) de m’accompagner à l’élaboration de ce voyage à travers différents états. Tout d’abord, nous avons choisi Bangalore en Inde du Sud pour ses marchés, pour ses collectes de lait innovantes, pour ses vaches sacrées et pour son unité industrielle.

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Nous avons volé jusqu’à Dwarka en Inde du Nord-Ouest pour son lait de buffle et son lait sacré. J’ai particulièrement apprécié les quatre jours dans cette ville pour sa douceur et sa richesse humaine. Dès six heures du matin, nous étions dans les rues immergées dans une lumière orangée fabuleuse. Six heures, c’est l’heure du lait. Toute la ville s’organise au rythme de ce breuvage blanc de buffle.

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A huit heures, les commerçants de fruits et légumes prennent leurs places et la vie continue. J’y ai dégusté les meilleurs thés chai de ma vie et le premier lait de buffle tout frais, tout chaud. Certains temples sont au bord de l’eau, d’autres sont en plein centre mais tous sont dédiés à Krishna.

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Delhi, en Inde du Nord, est notre dernier choix pour sa diversité de produits laitiers et les pâtisseries. Evidemment, je goute sans cesse les spécialités dans chaque quartier et je suis tombée sur le meilleur lassi. Il avait une densité particulière, un arôme à l’eau de rose, un goût inoubliable. Il me reste deux jours à Delhi ce qui m’amène à y retourner encore chaque matin ! Je reviens de ces différents périples lavée de tout cet hiver trop long en France et remplie « d’ailleurs ».

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Je remercie tout particulièrement Beena (voir son post en dialogue) pour son amitié et sa proposition très professionnelle, Christophe Spotti du CNIEL qui m’a permis de découvrir d’exceptionnelles beautés dans le monde du lait, la famille de Karan de Dwarka et Bangalore Dairy.

L’exposition photographique aura lieu dans Paris à partir du 11 mai.

© Isabelle Rozenbaum, 2010

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Histoires de lait, Tunisie

Mon travail photographique se poursuit en Tunisie sur le sujet du Lait pour le CNIEL (voir le billet précédent sur le Sénégal). Je viens de passer sept jours de travail intense dans la région de Tunis, de Testour et de Béja (100 kms de Tunis). Un contact tunisien, Hella, m’a secondé pendant ces sept jours. Cela a été un réel voyage au-delà du confort et des lieux communs. Dès le premier jour, je me suis fait voler mon portable dans les souks de Tunis. J’ai donc voyagé sans communication avec la France (à part quelques connections sur le net). Rien de tel pour se plonger dans le rythme tunisien sans parler de la pluie, de l’humidité, du froid. Je n’étais pas préparée. J’avais  juste une valise légère avec quelque tee-shirts ! J’ai dû abandonner l’idée de la chaleur agréable du soleil. Hella m’avait proposé différentes options pour aborder le lait en Tunisie. Nous avons choisi de partir dans le Nord-Est, dans le berceau du fromage et de l’élevage, après deux jours de marchés à Tunis.

TUNISIE 3Rozenbaum

J’ai rencontré des personnes merveilleuses tout le long de mon périple. Les heures des traites des vaches et des brebis, la fabrication de fromages artisanale ou industrielle ont planifié notre emploi du temps pendant trois jours. Mon regard s’est fixé, surtout à Béja, sur la relation intime de l’homme et l’animal, sur les gestes précis de la traite et sur la valeur du lait. Il existe de réels contrastes entre les éleveurs traditionnels avec 200 brebis à 800 m d’altitude au milieu de paysages sublimes, les fabricants de fromages dans un espace de quinze mètres carrés et les industries laitières.

TUNL4 Rozenbaum

La Tunisie embrasse une grande diversité de modèles économiques et culturels. D’un côté, elle se révèle avec un visage très personnel de l’activité à travers les étables, les odeurs, le goût du lait. De l’autre, elle se révèle par l’anonymat des grandes cuves de 280 litres de lait, des écrans contrôlant la production et du parfum de chewing-gum qui sert à aromatiser le lait. Malgré mes craintes de me retrouver dans des lieux où les femmes sont totalement absentes, j’ai pu photographier les uses et coutumes des habitants dans les cafés…

TUNL6 Rozenbaum

Mes remerciements vont à Laurence Touitou, à Hella Annabi, à Cheldi Kayouli, à Claire, à Zied et Noureddine Ben Youssef et aux responsables de l’Usine Laino.

Prochain épisode : Histoires de lait, Inde

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Histoires de lait, Sénégal

En ce début d’année, le CNIEL / Milk Factory m’envoie dans le monde pour me pencher sur la culture des laits du monde en vue d’une exposition photographique au mois de mai 2010 pendant le colloque de l’OCHA : « Parler des « Cultures des Laits du Monde », c’est évoquer à la fois la quasi universalité du lait et sa fabuleuse diversité : diversité des espèces laitières, diversité des systèmes d’élevage et des territoires dans lesquels ils se développent, diversité des produits issus du lait, de leurs représentations et de leurs usages ».

Mon premier pays est le Sénégal. Je suis à Dakar et dans sa région pour trouver les modes, les traitements et l’utilisation du lait en Afrique noire. En 2002, j’avais réalisé le livre « Sénégal, la cuisine de ma mère » (Edition Minerva) avec la famille de Youssou N’Dour à Dakar. Elle m’avait fait connaître cette ville dans tous ses recoins et ses uses et coutumes culinaires. J’y retrouve ces plaisirs des odeurs ambiantes, des effluves de cuisines de rues, des bruits incessants des milliers de voitures, des marchés pleins à craquer de tissus, de fruits et légumes, de poissons et de viandes étalés à l’infini.

Le lait est mon centre d’intérêt aujourd’hui.

Lait 1

Cumba Diop, journaliste, collabore avec moi, recherche et me guide à la rencontre des diversités laitières (marchés, usines, monastère, transformations du lait, etc). Nous avons été jeudi dans un village Peul pour découvrir le quotidien de la traite des vaches et des chèvres. Avant tout, dès notre arrivée, ils nous ont invité à boire un ataya (thé traditionnel) dans leur maison avec une grande humilité. La mère de Cumba avait discuté très longtemps auparavant pour que je puisse les photographier pendant la traite des animaux. Les africains ont une vraie peur de l’image contrairement aux autres populations comme en Inde. Ils se laissent photographier s’ils sont en confiance, s’ils sentent que leur image ne peut être utilisée n’importe comment. Une conversation peut s’installer si les regards s’échangent, si le langage des différences s’organise sur un mode sans jugement, sans à priori. La photographie peut alors s’intégrer comme une expérience.

Sénégal février 2010

« La notion de conversation invite à faire du langage un paysage, à transmuer, le monde des idées que John Cage critique en une filmographie réinventée, en une bande sans fin qui nomadise la pensée. C’est un nouveau dire qui se crée ». Carmen Pardo Salgado, Approche de John Cage, L’écoute oblique.

Samedi, j’ai passé plusieurs heures dans les marchés dakarois à la recherche de marchands traditionnels de lait caillé. Ils sont beaucoup moins nombreux maintenant vu l’essor du lait en brik produit par les fabriques industrielles à base de lait en poudre.

Evolution oblige …

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Vidéo sur Isabelle Rozenbaum, photographe, Inde.

Je voulais laisser des traces de ce voyage en Inde du sud (Kerala), de mon travail de photographe. Hélène, mon assistante, m’a suivi à la caméra pendant la construction du livre « Inde » (Editions Minerva). Elle a cherché à retranscrire une journée en cuisine avec Beena, Padma et toute la famille Paradin. Je voulais montrer avec Hélène l’envers des décors, voir ce qui est caché d’ordinaire. La vidéo montre un vrai moment d’échanges et de confiance.

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Le livre « Inde » is the best foreign cookery book in the world

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Le livre « Inde », intime et gourmande (Edition Minerva) que j’ai réalisé avec Padma, Beena Paradin et Laurence Maillet (graphiste) a reçu le Grand prix international du livre de cuisine étrangère. Nous avons reçu ce prix avec une joie immense. Quatre cents personnes étaient présentes au Cent quatre.

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prix 1

Ce fut une soirée très intéressante sur la tendance internationale du livre culinaire. La qualité et la diversité étaient au rendez-vous. La passion et l’oeuvre de la famille Cointreau, depuis des années, font déplacer chaque année des centaines de professionels de tous pays sur la gastronomie, le vin, la tradition culinaire pour faire un bilan primé. C’est l’occasion de rencontrer de nouveaux réseaux professionnels également. D’ailleurs j’ai eu l’occasion de revoir Michel Blanc que j’ai connu à Chateauneuf du pape lors d’une vidéo avec Thierry Desseauve, il y a un an. Il m’a fait déguster toute la soirée des vins sublimes. Je suis rentrée un peu pompette mais heureuse !

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