Mon gâteau d’enfance

Mon gâteau d’enfance : le gâteau au fromage de ma grand mère Ruchla

A chaque fête de famille, ma grand mère maternelle le cuisinait. C’était le moment de ma gourmandise. Pour retrouver le goût le plus proche du gâteau au fromage d’enfance,  j’ai expérimenté des versions différentes de recettes afin de trouver la mienne. Je mettais trop de raisins ou trop de rhum, pas assez cuit, etc.  Maintenant, j’ai trouvé le goût quasi exact.  Six tentatives ont été nécessaires pour obtenir le goût d’antan, la consistance épaisse du gâteau au fromage polonais.

Le temps n’existe pas face à l’enjeu. Chaque bouchée est une image de ces repas, une odeur, une ambiance sonore.

gâteau au fromage 2

Ingrédients pour 6 personnes,

Préparation : dix minutes pour la pâte, vingt-cinq minutes pour la garniture.

Ingrédients pour la pâte :
150 g de beurre salé mou
80 g de sucre glace
2 sachets de sucre vanillé
2/3 cuillères à soupe d’eau
2 jaune d’œufs battus
30 g de poudre d’amandes
250 g de farine

La pâte sucrée :
Dans une jatte, mélangez le beurre, le sucre glace, le sucre vanillé, l’eau, les jaunes d’œufs et la poudre d’amandes. Incorporez la farine et mélangez jusqu’à obtenir une pâte lisse. Laissez reposer une heure au réfrigérateur.

gâteau au fromage 3

Ingrédients pour la garniture :
1kg de fromage blanc épais que l’on trouve dans les épiceries orientales et turques à 40 % (Baktat, photo ci dessous)

baktat
1 yaourt nature à 40%
100 g de beurre salé + pour le moule
140 g de sucre semoule
4 œufs
2/3 cuillères à soupe de farine
2 sachets de sucre vanillé
100 g de raisins de Corinthe
Rhum pour les raisins ( faire tremper les raisins une demie heure avant)
Jus de deux citrons

Préchauffez le four à 180°C.

La garniture :

Faire fondre le beurre dans une casserole à feu très doux. Cassez les œufs et séparez les jaunes des blancs. Versez le sucre et la farine sur les jaunes et mélangez. Battez les blancs en neige et incorporez délicatement au mélange à base de jaune d’œufs. Ajoutez enfin le beurre fondu et remuez.
Dans une jatte, mélangez le fromage blanc et le yaourt, les raisins secs qui auront trempés une demie heure dans le rhum. Ne pas mettre le rhum dans la jatte qui aura servi aux raisins car le gâteau serait trop alcoolisé et le goût du rhum emporterait sur la douceur du fromage blanc. Ajoutez le jus de citron et remuez. Versez sur la préparation précédente et remuez.
Beurrez un plat (haut, ovale ou rectangulaire). Versez dans le moule toute la préparation.
Portez la température du four à 150 °C.
Faire cuire 1 h45 à 2 h au four.
Faire attention que le gâteau ne colore pas trop sur le dessus. Mettre du papier alu pour le protéger pendant la dernière demie heure.

Laissez le refroidir à température ambiante. Le déguster froid.

gâteau au fromage

© Isabelle Rozenbaum

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Réflexion de la journée, photographie.

Je viens de trouver cette plaque chez Nicolas « No Factory », antiquaire de mobilier industriel d’époque (Paris 10e) : ATTENTION AU VIDE, DANGER. C’est une vraie pensée qui se réactualise chaque jour, chaque moment. Après quoi, court-on ? Quelle est cette peur du vide que porte l’humain ? J’ai reçu étonnamment aujourd’hui, un texto d’un ami cher : « J’écris et je suis heureux. Je me réconcilie avec le monde. Je veux ne plus perdre ma vie au service du vide ». Il y a des jours où tout bascule …

vide© isabelle rozenbaum

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Fin de l’agence photographique l’Oeil public

La décision de fermer l’agence l’Oeil public pose une réelle question sur l’avenir de la photographie de reportage et d’illustration. Quels sont les nouveaux modèles économiques pour les années à venir, tel est l’enjeu de notre réflexion incontournable en tant que photographes. Nous sommes obligés de nous confronter aux nouveaux médias, les analyser et proposer de nouvelles réponses. L’Oeil public déclare sur leur site : « La crise mondiale de la presse ne permet plus à ses photographes de continuer à produire des histoires. Les pratiques du photo-journalisme sont à repenser. Aujourd’hui, l’Oeil public n’est plus adapté. L’Oeil public ferme les yeux pour permettre à ses photographes de les garder ouverts ».

En 2010, avons-nous encore besoin de (nous) raconter des histoires ?


Bouche Rozenbaum© isabelle rozenbaum

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Ils disent qu’elle est ratée !

Ils disent qu'elle est ratée- Rozenbaum

trois saucisses entamées ∖ deux bouts de beurre ∖ œufs brouillés ∖ couverts posés sur la gauche ∖ lumière contrastée ∖ assiette à moitié pleine ∖ photo presque floue ∖

atelier photographique culinaire ∖ analyse ∖ vingt-cinq photos ∖ un thème ∖ le « gras » ∖ six personnes ∖ critiques ∖ perceptions ∖ sensations ∖ discussions ∖

La photo inspire un malaise.

Ils disent qu’elle est ratée, qu’elle est mal cadrée, bonne à jeter, rejetée.

ILS VEULENT EN SAVOIR PLUS.

Ils insistent. Ils cherchent à comprendre. Ils se liguent pour dire combien ces saucisses sont répugnantes. Le ton monte. Qui a bien pu faire cette satanée photo ?

Je me suis dénoncée.

exposer pour faire parler ∖ parler du contexte ∖ du hors champ ∖ apprendre à voir à travers les objets ∖ imaginer ∖ s’attarder ∖ vécu personnel ∖ donner un sens à l’expérience ∖ une consistance ∖ une forme ∖

juin 2006 ∖ 13h ∖ cantine ∖ Auschwitz ∖ Pologne ∖ lieu de mémoire

Ils disent qu’ils sentaient bien ce trouble dans l’assiette.

ILS NE VEULENT PLUS SAVOIR.

saucisses entamées ∖ goûts de dégoûts ∖ cendres présentes ∖ conscience collective ∖ vomissements ∖ photographie ∖ matières triturées ∖ rappels de nos peurs ∖ rebondissements des chairs ∖ voix présentes ∖

JE VOULAIS SAVOIR.

VOYAGE.

famille disséminée ∖ Europe de l’Est ∖ étoile ∖ déportation ∖ extermination ∖ marche sur les rails de train ∖ Birkenau ∖ voyage essentiel pour retrouver vie ∖ marche ∖ marécages ∖ marche ∖ traces d’anciens fours  ∖ soleil ∖ chants d’oiseaux ∖ barbelés ∖ marche ∖ troubles ∖ mémoire du lieu ∖ pause déjeuner ∖ pas faim ∖

trois saucisses entamées ∖ deux bouts de beurre ∖ œufs brouillés ∖ silence ∖…

Isabelle Rozenbaum

Ce billet a été publié dans le cadre des « Vases communicants » sur le site Pendantleweekend.

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Atelier photographique de janvier : il reste quelques places !

Il reste une place à l’atelier de samedi 16 janvier de 10h à 17h (voir toutes les précisions dans la colonne de droite) ainsi qu’à celui du vendredi 22 janvier. Le thème de ces deux journées est la Photographie culinaire. Nous nous pencherons sur la technique des appareils numériques, sur la lumière et sur le savoir-faire du photographe. Sept heures de discussions, de réflexions et d’expériences.

Rozenbaum

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Pour une superbe année 2010

Le blog de L’Oreille culinaire existe depuis deux ans et demi. Il a retranscrit des moments de vie, des ateliers de photographie et des expériences inoubliables. En cette nouvelle année, il a prévu de continuer sur sa lancée et d’enrichir les écoutes du monde. Il sera plus encore une plateforme de dialogues et d’échanges de savoir-faire. Le dernier billet du 1er janvier (avec le blog Pendantleweekend) en donne un bon exemple. Bonne année 2010 !!

© isabelle Rozenbaum

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Podingue : les trois recettes de Zénon

Je commence cette nouvelle année par un échange : je propose un texte illustré d’Hélène Clemente et le mien sera sur son blog Pendant le week end dans la rubrique des vases communicants.

Podingue© Ville de Dunkerque

«  Il était sorti de la ville au point du jour pour se rendre à l’orée des dunes, emportant avec lui une loupe qu’il avait fait construire sur ses spécifications par un lunetier de Bruges ».

J’en mange littéralement les mots.
1 litre de lait, 350 g de pain rassis, 4 œufs, 200 g de sucre, 2 sachets de sucre vanillé, 100 g de raisins secs, un verre de rhum.

« Vers midi, il s’endormit couché à plat ventre dans un creux du sable… »

Je n’en fais pourtant pas recette,
Faire gonfler les raisins secs la veille dans le rhum. Emietter le pain rassis dans le lait sucré. Laisser tremper au moins 4 heures. Écraser ce mélange à la pointe d’une fourchette jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse.

« En moins d’un instant, avant même que sa vision pût se formuler en pensée, il reconnut que ce qu’il voyait n’était autre que son œil reflété et grossi par la loupe… »

de cette mémoire des mets que l’on sert aux enfants,
Ajouter délicatement les œufs, le rhum, les raisins et la cannelle…

« Un projet plus hardi l’occupa quelque temps, celui d’un Liber Singularis, où il eût minutieusement consigné tout ce qu’il savait d’un homme, qui était soi-même… »

vive comme une veillée de Carême.
Beurrer un plat et y verser la pâte.

« Du monde des idées, il rentrait dans le monde plus opaque de la substance contenue et délimitée par la forme ».

Regardez-les s’approcher, fantômes surgissant du passé,
Préchauffer le four 10 minutes à 150° maximum, enfournez le plat et laissez cuire au moins 1 heure.

« Savez-vous que Sigismond Fuggers, mon parent de Cologne, a été, dit-on mortellement blessé dans une bataille au pays des Incas ? Cet homme, dit-on, avait cent captives, cents corps de cuivre rouge avec diverses incrustations de corail et des cheveux huilés qui sentaient les épices. »

portés, déportés de la Route des Épices…
Le gâteau est cuit lorsque la lame d’un couteau pointu et planté ressort bien sèche.

Le podingue ne se démoule pas.

Les extraits de la vie de Zénon
L’ensemble des citations entre parenthèses est extrait du roman de Marguerite Yourcenar, L’Oeuvre au Noir, Paris, Gallimard, 1968, coll. NRF.

pendantleweekend

Hélène Clemente et Pierre Cohen-Hadria co-animent le blog pendantleweekend.net,  en complément de leurs pratiques professionnelles respectives : elle a récemment rejoint l’équipe de la librairie indépendante “Dialogues” en charge du développement de projets numériques (après avoir été chargée de mission au Syndicat de la librairie française, diffuseur d’éditeurs d’art contemporain, photographie et d’architecture, et développe enfin un goût singulier pour le livre objet ou livre d’artiste); il est sociologue (indépendant) du champ des publics de la culture et des pratiques culturelles (notamment, la lecture, la visite des musées et de divers autres lieux de divulgation du savoir, ainsi que les différents usages du numérique).

Ensemble, ils créent en 2007 mélico, le site dédié à la mémoire de la librairie contemporaine.

Conçu à l’origine  pour diffuser les carnets de terrain des rédacteurs de mélico, le blog pendantleweekend est sorti de son lit pour glisser doucement vers la fiction. Certains y voient un chantier à ciel ouvert, quand il porte son observation du côté de l’histoire des techniques « vue par »; d’autres y trouvent des comptes rendus méthodologiques de travaux en cours ou des billets d’humeur, des analyses de lecture, ou d’autres plaisirs (comme le cinéma, la radio ou la photographie) ; enfin ce blog collaboratif est ouvert aux auteurs, artistes et autres personnes de tous horizons qui désireraient, par cette entrée, exposer des points de vue numériques personnels, multi ou monomédias.

Les vases communicants 1er janvier 2010
Le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire

chez :

tiers-livre : http://www.tierslivre.net

Marc Pautrel : http://blog.marcpautrel.com

petite racine : http://petiteracine.over-blog.com

Abadôn : http://abadon.fr

enfantissage : http://enfantissages.free.fr

tentatives : http://tentatives.eklablog.fr

Elle c dit : http://elle-c-dit.blogspot.com

fut il ou versa-t-il : http://fut-il-ou-versa-t-il.blogspot.com

c’était demain : http://cetaitdemain.over-blog.net

Anna de Sandre : http://annadesandre.wordpress.com

terres : http://www.face-ecran.fr/terres

Arnaud Maïsetti : http://arnaudmaisetti.net/

spip
luc : http://www.luclamy.net/blog

Frédrique Martin : http://www.frederiquemartin.fr/category/mon-carnet

Jean Prod’hom : http://www.lesmarges.net

Pierre Ménard : http://www.liminaire.fr

Hélène Clemente : http://www.pendantleweekend.net

Isabelle Rozenbaum : http://www.oreille-culinaire.fr

les beautés de Montréal : http://lesbeautesdemontreal.wordpress.com

l’oeil ne se voit pas lui-même : http://rvjeanney.wordpress.com

futiles et graves : http://futilesetgraves.blogspot.com

paumée : http://brigetoun.blogspot.com

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Exposition à la Librairie Mollat, photographies

Une quinzaine de photographies sont exposées à partir du 15 décembre 2009 jusqu’en janvier 2010 à la Librairie Mollat, Bordeaux.

Mollat 1

Mollat 2

http://www.mollat.com, 15, rue Vital-Carles, Bordeaux

Aujourd’hui, dans le monde mécanisé, la main demeure encore un signe d’humanité. Sa gestuelle, sa précision et sa sensualité me fascinent. Quand je la photographie, j’observe sa danse mesurée dans la transformation des matières et dans la précision de ses actions. Chacun de ses gestes est un langage, celui de ses ancêtres. Le noir et blanc de la photographie en révèle d’ailleurs le côté sacré, répété au-delà des peuples et des cultures. Le close-up permet, dans une grande simplicité, de mettre en valeur la puissance de son énergie et de ses élans. En effet, la main est un vrai lieu d’échanges et de communication qui réceptionne nos affects et exprime nos désirs intimes. La main représente le déroulé de notre existence, entre passé et avenir, vécu et destin. Comme Paul Celan, je dirais ainsi qu’il n’y a pas « de différence entre une poignée de main et un poème ».

Isabelle Rozenbaum

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Ce soir, apéritif dînatoire pour fêter le concours photographique « Gâteau d’enfance »

Pour fêter la fin du concours de photographie culinaire, Dorian, Pascale et moi-même organisons un apéritif dinatoire le 21 décembre, ce soir, à 19 h, à mon atelier à Paris, 29 rue des Panoyaux, entresol, code 49A68, Paris 20e, métro Ménilmontant.
Tous les participants sont conviés mais pas seulement. Si vous souhaitez nous rencontrer, vous êtes les bienvenus.
Nous en profiterons pour remettre les prix. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, nous enverrons les prix par la poste.
Au plaisir de vous rencontrer ce soir que vous ayez participé ou non.

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Signature du livre « Inde » à la librairie Mollat, Bordeaux

Beena, Padma et moi-même ferons une signature de Inde (Editions Minerva) à la librairie Mollat à Bordeaux. Nous vous attendons le mercredi 16 décembre de 16h à 19h30 pour vous présenter notre livre et grignoter quelques spécialités indiennes. En outre, j’exposerai une dizaine de photographies grands formats dans la librairie. Le noir & blanc de celles-ci révèleront le côté sacré des peuples et des cultures.

Issue d’une famille qui pratique le commerce des épices depuis des générations, Beena a appris la cuisine avec sa mère Padmavathi qui l’a apprise elle-même avec sa propre mère. C’est donc une cuisine de l’amour et de la transmission familiale. En effet, la grand-mère de Beena a eu une influence importante sur toutes les femmes de la famille en matière de savoir-faire et d’authenticité culinaire. Son avis était que « cela ne coûte pas plus cher si c’est bon ! ».
Ce livre illustre donc l’idée que pour réussir une cuisine savoureuse, il faut rester simple ! Le secret de ces recettes tient aussi au fait que Padmavathi a réinventé les plats pour les rendre plus accessibles à réaliser : venue dans les années 70 s’installer en France, il était alors difficile de trouver les ingrédients adéquats pour faire de la cuisine indienne. Cette prise en compte de la situation, l’esprit de débrouillardise, l’envie de retrouver le goût de l’Inde, le plaisir de partager cette cuisine avec des Français mais aussi les Indiens de France, ont permis d’obtenir ces recettes gourmandes.

Inde 09

http://www.mollat.com, 15, rue Vital-Carles, Bordeaux

Interview et vidéo d’Olivier du site OBIWI à découvrir

Inde

© Isabelle Rozenbaum

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